Axes et groupes de recherche

Groupes de recherche

Le Centre de Recherches Ibériques et Ibéro-Américaines organise ses activités et les spécialistes de divers domaines (littérature, civilisation, linguistique) sur les deux grandes aires géo-culturelles de la discipline du Moyen Âge au XXIe siècle en fonction de 6 groupes de travail :

Projet scientifique

Territoires en mouvement dans les mondes hispaniques du Moyen Âge à l’époque contemporaine


Depuis la perspective où le territoire est envisagé comme une construction politique, économique, juridique, sociale et linguistique, la thématique retenue permet d'explorer une large palette de constructions identitaires, à l’échelle nationale (en référence à la fameuse notion de communauté imaginaire collective), groupale (via l’identification à une « appartenance ethnique », en lien, par exemple, aux évolutions et nouvelles représentations linguistiques) ou individuelle (en référence aux traces de mémoires familiales dans l’évocation ou le récit de voyages, la correspondance, etc.).

Cette exploration sera menée à partir d'une réflexion sur les notions de frontières, de déplacements et de circulations, tout en mettant la focale sur les processus de déterritorialisation et de reterritorialisation ainsi que sur les formes de « travestissement » (ou ambivalences, résistances et dérives) des territoires, des hybridations linguistiques, du polylinguisme et des phénomènes de translanguaging, comme conséquences de ces déplacements.

Si appliquer cette réflexion aux mondes hispaniques implique d’étudier les liens avec des pays proches géographiquement (États-Unis / Amérique latine ; Europe / Espagne), historiquement (Espagne / Maghreb ; Espagne / Amérique latine) ou linguistiquement (variétés diatopiques de l’espagnol et l’espagnol en contact avec d’autres langues ibériques et amérindiennes), il y a un intérêt manifeste à prendre en compte d’autres parties du monde – tout particulièrement l’Afrique et l’Asie – au prisme des mobilités humaines et économiques. Les déplacements humains, collectifs et individuels, sont une réalité constatable à toutes les époques préhistoriques et historiques.

Lorsque l’on parle de mobilités, comme c’est le cas de la migration, avec ses enjeux et ses défis sociétaux, les questions ayant trait aux langues jouent un rôle central. Par ailleurs, le développement de nouvelles technologies a entraîné l’émergence de territoires « virtuels » – supposés abolir les frontières du monde « réel » mais qui n’en établissent pas moins de nouveaux pouvoirs.

Fonctionnant à partir d’une organisation en réseaux, lesquels déplacent la notion « traditionnelle » de territoire, l’impact du cybermonde (ou cyberespace) est considérable, tant sur les formes et les économies des mobilités (par exemple le tourisme, source économique importante pour les pays, mais également causes de phobies) que sur la mobilité des formes (que l’on pense au livre numérique), où les hiérarchies de genres et les pratiques d’écriture ou d’édition sont questionnées en profondeur.
 

5 axes seront privilégiés au cours du contrat quinquennal 2020 - 2024 du CRIIA :

  •  Déplacements et reconfigurations des territoires

  • Les « nouveaux » territoires : entre affirmations, résistances, ambivalences et dérives

  • Recréer une « mémoire » transnationale ?

  • Les langues des nouveaux territoires

  • Langue d’accueil et mots de l’exclusion

Mis à jour le 04 octobre 2021